Retour au Pays natal, Loin de mon île, Moi je me sens mal ♡

Retour au Pays natal, Loin de mon île, Moi je me sens mal ♡

Retour au pays natal,

Loin de mon ile moi je me sens mal.

 

Quelques-uns le savent déjà : je suis de retour au soleil, sur mon île natale, la terre qui m’a vue grandir, Ma Guadeloupe adorée. Mais en commençant cette année, j’étais à mille lieues d’imaginer que j’en serais là quelques mois plus tard. Cette année a été « rude » en termes en décisions, pleine de « je sors de ma zone de confort » et pourtant, je pense qu’elle a été de loin la plus épanouissante que j’ai vécu depuis bien des années ! J’ai quitté mon travail (ici), je me suis séparée de mon ex-« amoureux » (ici), j’ai coupé les ponts avec une amie qui m’était chère et sur un coup de tête, après deux mois de vacance au soleil - sous le signe de la décompression et du lâcher prise - j’ai décidé de m’y installer.

 

Je ne saurais dire ce qui m’a le plus motivée. Mais en réfléchissant bien, je sais que je n’avais plus envie de passer un hiver de plus à Paris, de supporter les transports parisiens et leur promiscuité et, #lastbutnotleast, de re-mettre des bottes alors même que je suis une jeune femme « H24 pieds nus », #àchacunsonvice... J’étais arrivée à un point où je voulais à tout prix une meilleure qualité de vie. Vous savez, un déjeuner en famille improvisé, les caresses du soleil sur ma peau #1, les caresses du soleil sur ma peau #bis, les caresses du soleil sur ma peau #triplebis, et enfin, éprouver cette sensation toute particulière, celle de m’habiller comme je veux quelle que soit la météo, à quelques exceptions près (Merci Novembre, Merci la pluie !)

 

Au revoir Paris,

Je ne te quitte pas pleine de ressentiment mais plutôt sereine car tu me laisses de très beaux souvenirs de ma précieuse jeunesse, de quatre années qui ont été riches. De même, je me remémore avec beaucoup de nostalgie ma vie étudiante à Bordeaux, de mon escapade à Saint-Malo.  

Je me souviens encore de mes anniversaires, des soirées méga arrosées pour oublier « je ne sais quoi », de mes premiers tchads comme on dit chez moi, du métro à 5 heures du mat’ en sortant de boite, des divers Uber (merci la vie d’adulte), des découvertes culinaires du monde entier, du yassa*, du mafé*, des sushis que j’ai détesté au profit aux californias rolls au foie gras et à la confiture de figues (no judgement), des apéros improvisés avec plateaux de fromage et charcuterie. J’ai mûri, grandi, évolué, je suis passée du Monbazillac (ce doux sirop, LOL) au Chardonnay, de mon studio à mon appartement, de la malbouffe aux nouvelles habitudes alimentaires semi-saines, de mes + x kilos à mes – x kilos ; j’ai profité des expos de la capitale (shout out to Color line!) et des initiatives belles Afro-caribéennes (Ouvrir la voie, la Marianne noire, Book and brunch, Swé de Gwo Ka) ; j’ai rencontré de belles personnes (et d’autres moins Top), connu le métro Parisien comme jamais, en prenant toujours soin d’éviter la station AUBER, ma plus grande angoisse (Mdr !) !! Bref, j’ai vécu une put*** de vie de ouf !

Et qu’est-ce que j’en suis reconnaissante ! Reconnaissante de tous les moments de bonheur, les sourires, les fous rires, les amitiés consolidées, celles oubliées, tout ce que j’ai pu construire et déconstruire par la même occasion. Entre mes 20 ans et l’aube de mes 27 ans, je suis devenue à Paris une jeune femme, au départ hésitante, parfois triste, souvent remontée. Je m’y suis assagie pour mieux m’y retrouver et j’ai connu la peur effroyable des week-ends seule pour aujourd’hui me satisfaire des soirées en tête à tête avec moi-même.

Yes, I did it!

 

Sweet island, You are so Dope!

Après avoir quitté mon poste à Paris, je souhaitais m’autoriser un « break » chez moi, auprès des miens, sans devoir éprouver le stress du « retour dans deux semaines ». Et pour être tout à fait honnête, mes vacances m’ont fait un bien fou. Je me suis sentie en axe avec mon cœur, j’étais bien ! J’étais chez moi, c’est un sentiment unique et tellement doux, celui de se sentir à sa place ; je me suis régalée à reprendre mes habitudes de petite fille, comme aller acheter mon « pain à boule » à la boulangerie du bourg pour mon petit-déjeuner (J’en raffole !). J’ai aussi beaucoup apprécié les moments précieux passés avec ma famille et mes amis, les déjeuners, les parties de Uno, les après-midis plage, les moments de calme dans mon hamac ; Bref, j’étais vraiment bien !

En prenant peu à peu part à la vie sociale, en interrogeant celles et ceux qui étaient de retour, j’ai compris (en faisant moi-même l’expérience) que ma Guadeloupe n’était ni limitée ni limitante, qu’il était possible de s’intégrer socialement, de vivre une vie tout aussi épanouissante bien que différente de celle que l’on pourrait retrouver dans la capitale Parisienne. Et je me suis rendue à l’évidence : je suis très attachée à mon île, à ma culture caribéenne, à mes proches. D’autant plus qu’à mesure que j’évolue, je me rends de plus en plus compte des richesses du bassin caribéen, tant sur le plan linguistique que sur le plan culinaire, ethnologique ou encore humain. Je l’avoue, je suis in love des peuples afro-descendants et de leurs us et coutumes mais passons !

> Retrouvez ici mon billet sur ma première rencontre avec l’Afrique, au Sénégal (et bientôt peut-être, sur mon épopée à Cuba)

 

Cela fait maintenant 5 mois que je vis de nouveau aux Antilles. Cinq mois déjà ou « que » cinq mois, à votre guise ! Personnellement, je n’en reviens pas ! Je ne me souviens pas m’être ennuyée une seule seconde, et non ! être dans mon hamac n’entre clairement pas dans la catégorie « ennui ». Je vous laisse imaginer toutes les interrogations que j’ai pu recevoir, les « Ah tu ne travailles pas ? », les « Que fais-tu de tes journées ? » sous-entendu « Tu ne t’emmerdes pas ? ». Que ça soit clair, je suis plus qu’un « travail », ma vie ne se résume pas à ma profession, j’existe par moi avant toute chose, et me retrouver avec ma personne, ne m’est aucunement problématique. M’enfin, là n’est pas le sujet ! :)

Je m’émerveille toujours autant devant un ciel bleu en ouvrant ma fenêtre, je fronce toujours les sourcils quand il pleut trop (je n’ai pas signé pour ça ! Lol) et je me réjouis toujours de manger « local », des produits gracieusement offerts par notre jardin ou par le jardin de la collègue d’untel (you know what I mean). Vous savez, toutes ces choses n’ont – à mes yeux - pas de prix.

De même, je ne saurais décrire le bonheur que j’éprouve d’entendre s’accorder le créole des anciens avec le créole gras des uns et des autres ou encore le créole hésitant des timides, d’entendre le ka sonner la nuit au loin, d’avoir pu redanser le gwoka après une dizaine d’années, de voir de jeunes entrepreneurs ET salariés (tout aussi méritants, je répète « TOUT AUSSI MERITANTS ») évoluer ici, contribuer à l’essor de mon île, développer leur talent, croire en nous. C’est beau !

 

Dans quelques semaines, je commencerai un nouveau poste. C’est un nouveau challenge qui m’attend, que j’aborde sereinement, calmement et aucunement dans l’excitation. Je répète : AUCUNEMENT DANS L’EXCITATION ! Oui je suis contente et heureuse d’ouvrir ce nouveau chapitre, mais je ne me fais pas d’illusion, il n’y a rien de facile dans un retour au pays, surtout quand on parle d’insertion professionnelle. Tout est un challenge, tout devient un challenge tant il faut se réhabituer à une certaine façon de penser, de faire, à un certain mode de vie, à des vices différents de ceux que j’ai côtoyés pendant 7 années en France métropolitaine. 

 De même, la recherche d’emploi peut être très éprouvante « x » éreintante tant les façons de procéder en France Métropolitaine aux Antilles françaises sont différentes. Ici, au soleil, il n’est pas question du #toutdigital ; armez-vous de bagou (demandez et vous aurez), de patience, de réactivité, et pourquoi pas, d’une bonne dose de filons. Personnellement, ma future entreprise est entrée en contact avec moi suite à une annonce que j’avais publiée sur Linkedin. Le poste n’était pas disponible sur leur site internet puisqu’il s’agit d’une création de poste ! Voilà, tout est dit !

 

Mais avant toute chose,

Je me suis promis que ce retour pouvait être définitif, et donc s’inscrire dans la durée, ou temporaire si je ne parvenais plus à m’épanouir aux Antilles. Avec les années, je me rends compte de la chance que j’ai d’être en vie, que je ne suis pas un arbre pour m’apitoyer sur mes problèmes, je n’ai pas de responsabilités familiales donc je saisis cette opportunité de prendre de « grandes décisions », par moi et pour moi. 

Au risque de me répéter, il n’y a rien de mal dans le fait de tenter et de se contenter, de tenter et de se tromper, de tenter et de retourner à une nouvelle case départ.  Je dis bien « nouvelle », car nous ne revenons jamais à la case départ d’où nous sommes partis #maturité. L’important c’est d’essayer, de se sentir vivant, en vie, d’avoir l’impression d’être acteur et non spectateur de sa destinée, de sortir de sa zone de confort, et surtout de reconnaître parfois que ne pas choisir, c’est précisément faire un choix.

 

« Être heureux c’est apprendre à choisir […]

Nous choisissons de choisir tel plaisir ou de renoncer à tel autre parce que nous donnons un sens à notre vie ».

Sénèque.

 

J’espère vous faire dans quelques mois un bilan positif de mes nouvelles aventures. En attendant, je me souhaite de réussir, de m’épanouir dans mes nouvelles entreprises, de gagner davantage confiance en moi, de mieux appréhender mon potentiel quel qu’il soit. Et je vous souhaite tout ce que vous aimeriez avoir, devenir, être, là maintenant tout de suite. Avec Amour.

 

Ps 1 : Je remercie tous les #numéros10 de Ma Team x Fam. qui n’ont eu de cesse de m’écouter, me soutenir, m’encourager. Un trop plein d’Amour <3

Ps 2 : J’ai accepté une proposition sur l’île sœur, comme quoi, la vie est pleine de surprise. Cela me fait penser à la citation suivante :

« La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter ». Mère Teresa 

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*Je vous recommande vivement le restaurant BMK (pour Bamako) si vous souhaitez goûter ces délicieux mets faits maison, des entrées aux desserts, mais également pour son ambiance mi-atypique mi-bobo, et enfin son rapport qualité/prix inégalable ; Comptez en moyenne 26 euros pour le combo entrée / plat / dessert / boisson.

 

Credit photo : ici

Texte relu par Laurence D. <3

Le célibat n'est pas un vilain défaut !

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